Je procrastinerai, tu procrastineras…
Définition de procrastiner : remettre à plus tard.
Il y a une semaine que je sais que je vais parler de procrastination à la chronique La Vie d’Aujourd’hui du lundi 17 septembre. Pourtant, c’est à 20 heures 15 le dimanche soir précédent, que j’ai commencé à taper ma chronique. J’ai procrastiné.
Nous sommes conscients des « dead lines », du fait que moins on en fait, plus on accumule. Moins je fais la vaisselle, plus elle s’accumule dans l’évier, plus j’attends avant de refaire la clôture, plus l’anxiété monte et moins je me sens responsable et plus je me tape sur la tête en me traitant de tous les noms. Je fais de la culpabilité, je me sous-estime etc. Et pourtant, je le fais quand même. Suis-je masochiste? Peut-être mais avant explorons une autre avenue.
Je vous propose une autre définition qui nous permet de fouiller un peu plus loin : La procrastination, c’est repousser une action et ressentir une émotion inconfortable reliée à cela, qui se traduit souvent en sentiment de culpabilité ou d’anxiété.
Ajoutons à cela le fait de ne pas comprendre la raison pour laquelle on reporte ce que l’on a à faire. Nous en sommes ainsi rendus à nous donner quelques coups de poële à frire punitifs sur la tête.
Pourquoi procrastinons-nous?
Parce que nous sommes paresseux? Parce que nous n’avons pas de volonté? Pas de discipline personnelle? Toutes ces réponses peuvent être bonnes. Il y en a une autre bien plus simple encore : parce que nous avons beaucoup plus agréable à faire que ce que nous devons faire.
- 1) Lire un livre
- 2) Prendre un bain
- 3) Aller prendre une bière avec mes amis
- 4) Regarder la télé
- 5) Me faire un masque de beauté ou une manucure
- 6) Lire des livres sur la procrastination au lieu d’écrire mon article
Entre faire le ménage et nous coucher dans un hamac, que choisissons-nous?
(Personnellement, je choisis le hamac+une limonade+un livre)
Le fait que nous sommes dans la procrastination vient en partie aussi de notre langage intérieur. Écoutons-nous parler: « Il faut que » je peinture le garage, « je dois » terminer ce dossier.
Ca suinte l’obligation ! Et personne n’aime être obligé. Il y a chez les plus grands procrastinateurs des gens qui ont été contrôlés par d’autres. A l’école, par des parents sévères. Que croyons-nous qu’ils font lorsqu’ils se retrouvent avec plus de liberté? Ils procrastinent…pour prouver que eux seuls sont maîtres de leur temps. Jusqu’à ce que ça devienne source d’anxiété ou même nuisible.
C’est pourquoi il peut être intéressant de changer notre vocabulaire par exemple: « Il est préférable que je termine ce dossier, ainsi je ne me sentirai plus angoissé et je pourrai aller faire du vélo. » On y trouve une gratification pour soi et on « choisit » d’accomplir une têche…nuance importante.
Un des trucs qui fonctionne assez bien aussi est le suivant : Découper la montagne de choses que j’ai à faire en morceaux. J’ai un ouvrage de 100 pages à écrire, je fais 5 pages aujourd’hui, 5 pages demain etc.
Je déménage? Aujourd’hui, je fais les boîtes de la chambre d’amis, demain je fais la chambre des enfants, après demain, je fais la lingerie etc….
Ajouter une récompense à la fin du morceau de tâche ne nuit pas ! Un verre de vin, une marche, une crème glacée, un hamac avec une limonade et un livre…


