Les simples choses

 « Les simples choses »  peuvent changer une journée.

Depuis notre retour de la Fête du Travail, nous sommes pressés. Les horaires et les obligations se bousculent, nous sommes organisés au quart de tour, il n’y a que peu de place pour l’improvisation.  Le parascolaire et le scolaire des enfants nous obligent à faire le grand écart entre deux points de la ville, nous avons reprise nos cours, nos réunions, le travail, bref  nous sommes occupés. Résultat: nous sommes un peu plus « dans notre bulle ». Moins de temps pour flâner, moins de temps pour admirer le paysage et…moins de temps pour nous intéresser aux autres. Ce qui peut vouloir dire également, que les autres s’intéressent moins à nous.

Pourtant, nous sommes des êtres de relation. Nous avons besoin d’être considéré par les autres comme étant un être humain à part entière.

Un des meilleurs exemples de cela est la relation que l’on entretient avec les gens qui jalonnent notre quotidien. Quoi de plus agréable qu’une employée qui nous appelle par notre nom lorsque l’on va chercher son café ? Que les collègues qui lèvent le nez de leur dossier pour nous dire bonjour? Que l’employé du magasin qui vous revoit et vous dit « je me souviens très bien de vous, vous vouliez des souliers de course. Alors, est-ce que vous êtes satisfait? ». Toutes ces manifestations sont discrètes, ne nous procurent pas nécessairement du bonheur mais avouons-le, elles améliorent notre journée. On se sent reconnu. On existe dans le regard de l’autre.

Il y a des gens pour qui de simples manifestations de courtoisie peuvent changer une journée: les gens qui vivent seuls dans une nouvelle ville, les personnes âgées qui voient leurs amis disparaître les uns après les autres, les nouveaux immigrants, les nouveaux employés d’une compagnie, bref, quand on y pense, un simple bonjour, un sourire, le fait de tenir une porte, d’aider une personne à monter dans l’autobus peut faire toute une différence.

Cette affirmation est valide également pour celles et ceux qui vivent dans les grandes villes dites impersonnelles. Même à Paris, il y a le boulanger du coin qui nous reconnaît.

Nous sommes rassurés lorsque l’on vit dans un milieu où l’on nous reconnaît.

De même,  le fait de vivre dans un milieu indifférent est insidieusement nocif. Si on est mal dans son couple, dans sa famille, dans son milieu de travail, il y a lieu de se demander quel est l’état de nos relations interpersonnelles.  Est-ce que l’indifférence y règne?

Se sentir reconnu met tout simplement en relief le sentiment d’exister dans les yeux de nos concitoyens.

Alors pourquoi ne pas aller saluer ce collègue intrigant qui vient d’arriver? Pourquoi ne pas demander son prénom à celui qui nous sert le café depuis 2 ans à tous les matins?

Ce sont les simples choses qui font la différence…